Votre bilan annuel et votre liasse fiscale, quand personne ne les tient chez vous
Vous arrivez à la fin de votre exercice et votre dossier tient encore dans un carton de factures. C’est la situation la plus courante des dirigeants qui poussent la porte du cabinet : personne chez vous ne tient les comptes, et l’échéance approche. Voici ce que recouvre ce travail, ce que vous aurez à fournir, et ce que vous récupérez au bout.
Ce que le bilan comptable dit de votre entreprise
Votre bilan arrête une photographie à une date : ce que vous possédez d’un côté, ce que vous devez de l’autre. Votre compte de résultat, lui, raconte le film de l’année écoulée. Les deux se lisent ensemble, et c’est cette lecture croisée que vous devez obtenir, pas un empilement de tableaux.
Dans une TPE, l’écart entre le résultat affiché et l’argent qui reste sur le compte est presque toujours le premier sujet. Un exercice bénéficiaire avec une trésorerie tendue s’explique : vos stocks, vos encours clients, un investissement que vous avez autofinancé. Vous devez repartir en sachant lequel des trois vous concerne.
Ce que porte la liasse du régime réel normal
- Bilan actif
- CERFA 2050
- Bilan passif
- CERFA 2051
- Compte de résultat
- CERFA 2052 et 2053
- Immobilisations, amortissements
- CERFA 2054 et 2055
- Résultat fiscal
- CERFA 2058-A et 2058-B
- Composition du capital
- CERFA 2059
La liasse fiscale, une pile de formulaires qui se tiennent
Votre liasse fiscale est la traduction fiscale de votre bilan. Au régime réel normal, elle se compose des formulaires 2050 à 2059, chacun portant une pièce du raisonnement : l’actif, le passif, le résultat, vos immobilisations et leurs amortissements, les provisions, l’état des échéances, puis le passage du résultat comptable au résultat fiscal.
Ce passage est le point qui vous coûte le plus cher quand il est bâclé. Réintégrations, déductions, amortissements non déductibles : ce sont des règles précises, et une erreur se paie deux ans plus tard, avec intérêts. Votre liasse se dépose par téléprocédure, à l’échéance de printemps si vous clôturez au 31 décembre.
La TVA se prépare toute l’année, pas au moment du bilan
Beaucoup de dossiers arrivent avec une TVA approximative, et c’est la remise à plat qui vous coûte le plus de temps. Si vous vendez à plusieurs taux, si vous distinguez la vente à emporter de la consommation sur place, si vous sous-traitez sur un chantier : votre logique de collecte n’est pas celle du voisin.
Deux points reviennent en permanence sur le bassin marseillais : l’autoliquidation en sous-traitance de travaux, et votre choix entre TVA sur les débits et TVA sur les encaissements si vous vendez des prestations. Ni l’un ni l’autre ne se rattrape au moment du bilan.
Ce que vous aurez à réunir
Vos relevés bancaires de l’exercice complet, vos factures d’achat et de vente, vos contrats de crédit ou de location financière, votre état des stocks à la clôture, votre tableau des immobilisations, et le détail de ce que vous devez à vos fournisseurs comme de ce que vos clients vous doivent. Plus vous arrivez complet, moins l’aller-retour vous coûte cher.
Si vos comptes étaient tenus ailleurs jusqu’ici, ajoutez votre fichier des écritures comptables de l’exercice précédent et votre dernière liasse déposée. Votre dossier se reprend en cours d’année sans difficulté : vous n’avez aucune raison d’attendre la clôture pour changer.
Où ce sujet se pose, sur la zone couverte
Chaque page de commune dit le problème comptable qui revient le plus souvent chez les dirigeants installés là. Deux d’entre elles touchent directement au sujet de cette page, et l’une est peut-être la vôtre.
Questions fréquentes
Faut-il attendre la fin de l’exercice pour prendre contact ?
Non, et c’est même plus confortable pour vous. Le cabinet récupère vos écritures déjà passées, contrôle votre TVA au fil de l’eau, et arrive à votre clôture sans rattrapage à faire.
Le bilan et la liasse fiscale sont-ils la même chose ?
Non. Votre bilan est un document comptable, votre liasse en est la déclinaison fiscale, celle que vous déposez. Elle reprend les données du bilan puis les retraite pour aboutir à votre résultat imposable.
Une micro-entreprise a-t-elle un bilan à établir ?
Au régime micro, vous déclarez votre chiffre d’affaires et l’abattement se fait forfaitairement, sans bilan. La question devient réelle le jour où vous basculez au réel, par choix ou par dépassement de seuil.